Interrogé mardi par Libération sur le dossier de la construction du grand stade de l'Olympique lyonnais (OL), Gérard Collomb, le président de la communauté urbaine - le Grand Lyon -, avait répondu : «On ne s'en mêle plus, tout est lancé.» Sauf que le tribunal administratif a annulé, vendredi, la vente des terrains de la communauté urbaine au club lyonnais.
La plainte
Le 18 avril 2011, le Grand Lyon a pris une délibération par laquelle il s'engageait à vendre à la Foncière du Montour, le bras financier de l'Olympique lyonnais , une parcelle d'environ 318 935 mètres carrés à un prix de 40 euros le m2. Jugeant ce montant trop bas, l'association Canol (Contribuables actifs du lyonnais) qui évalue le vrai prix des terrains à 240 euros le m2, a déposé plainte. Pour Etienne Tête, avocat de deux des plaignants, l'OL n'ayant pas les fonds nécessaires pour construire le stade dont le financement demeure pour l'heure très nébuleux, le Grand Lyon a tenté de l'arranger en lui consentant un prix de cession particulièrement avantageux.
Le jugement
Le tribunal enjoint à la communauté urbaine «d'annuler les décisions de signer les actes de vente, les promesses ou tous actes de toutes natures qui seraient la conséquence de la délibération». Les magistrats lui reprochent de n'avoir pas annexé l'avis des domaines au rapport présenté au bureau du Grand Lyon, et de n'avoir «porté à la connaissance de [ses] membres




