Les statisticiens foot ont encore frappé. En véritables entomologistes du ballon rond, sociologues du marché du travail des manieurs de gonfle, les chercheurs de l'Observatoire du football livrent aujourd'hui leur enquête annuelle: 31 championnats européens passés au crible, de l'Espagne à la Russie en passant par Israël, la Turquie, le Belarus ou Chypre; les clubs du Big 5 (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) désossés. A l'arrivée, encore plus de chiffres que de mots fleuris dans une sortie d'après défaite de Louis Nicollin; plus de stats que lors d'un match diffusé sur Canal. Florilège.
36,1 % : le pourcentage moyen de joueurs étrangers
C’est un chiffre record. Une hausse principalement due aux championnats d’Europe de l’Est, de plus en plus importateurs de footballeurs, notent les auteurs de l’enquête. C’est dans le championnat chypriote qu’on trouve le moins de joueurs locaux: ils ne pèsent que 25,8 % du total des effectifs. Outre Chypre, dans cinq pays les clubs de première division ont davantage recours à la main-d'œuvre (peut-être pied-d'œuvre serait-il plus approprié) étrangère que nationale: l’Angleterre (55,1%), le Portugal (53,8), la Belgique (53,2), l’Italie (52,2) et la Turquie (50,9). Trois pays de l’ex-Yougoslavie sont les plus nationalistes: la Slovénie, la Serbie et la Croatie,où les étrangers représentent moins d’un cinquième du total des joueurs avec respectivement 17,7 %; 13,7 % et 13,5 %. La Fr




