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Roland Garros : des cadors cassés

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Le tournoi débute dimanche sur la terre battue parisienne. Mais, pour l'instant, c'est surtout en terme de blessures que rivalisent les favoris de la deuxième levée du Grand Chelem 2013.

Publié le 24/05/2013 à 20h16

La cheville de Djokovic

Il est toujours difficile avec le numéro 1 mondial, excellent acteur, de connaître avec exactitude l’ampleur des blessures dont il affirme souffrir. Ce qui agace ses adversaires lorsqu’il use et abuse de grimaces et de pauses médicales lors des matchs à rallonge. Depuis sept semaines, il est question de la cheville droite du Serbe touchée (entorse) en Coupe Davis contre les Etats-Unis. A tel point que Novak Djokovic aurait songé à un forfait pour Monte-Carlo, où il s’est finalement imposé.

L’affaire de la cheville aurait dû s’arrêter là, mais elle a repris du corps quand Djokovic a été battu par le Bulgare Grigor Dimitrov à Madrid dès le premier tour, le Serbe s’étant alors fait soigner pendant dix minutes suite à une torsion à la cheville. Après la défaite, le numéro 1 mondial s’était pourtant félicité de ne pas avoir aggravé sa blessure : allez y comprendre quelque chose. Quelques jours plus tard, à Rome, il perdait à nouveau en quarts face à Tomas Berdych. Mais là, il ne fut jamais question de la fameuse cheville. Un simple incident de parcours, selon le Serbe.

Le genou de Nadal

En retrait de la compétition pendant sept mois pour cause de soucis au genou, Rafael Nadal était donné définitivement out par certains. Mais le Majorquin est revenu aux affaires début février. A sa manière, c’est-à-dire en force. Huit tournois et six titres plus tard, Nadal a déjà récupéré une étiquette de favori qu’il avait laissé l’an passé dans les vestiaires de Roland Garros. Les victoires de l’Espagnol à Madrid et à Rome ont, certes, été acquises dans la douleur - au propre comme au figuré. Mais c’est quand même Nadal qui a gagné après avoir respiré la mauvaise odeur de la défaite face à David Ferrer (à 2 points du match à Madrid) ou au fantasque Ernests Gulbis (à Rome). En 5 sets, ce sera peut-être une autre histoire. Si la logique sportive du moment est respectée, les choses sérieuses commenceront dans dix jours avec une éventuelle demi-finale face au Serbe Novak Djokovic. D’ici là, il sera intéressant d’observer si le fait de disputer son premier tournoi du Grand Chelem depuis onze mois perturbe le septuple vainqueur du tournoi.

Le dos de Federer

Le dimanche 9 juin, Roger Federer disputera sa sixième finale à Roland Garros… si le Suisse se montre plus convaincant que depuis son début de saison en pointillé au cours duquel il n’a rien gagné. Comme Nadal, le Suisse s’est offert quelques semaines de RTT afin de ménager son dos de vieil homme (bientôt 32 ans), qui l’avait gêné notamment à Indian Wells, sans toutefois qu’il s’en serve comme d’une excuse justifiant la défaite.

Ce mal de dos est assez récurrent pour Federer depuis quelques saisons mais, sauf faux mouvement, il ne devrait pas l’handicaper sur la confortable terre de la porte d’Auteuil. Vendredi, dans la foulée du tirage au sort qui lui est favorable, Roger Federer a d’ailleurs souligné qu’il se sentait aussi bien physiquement que moralement, se disant satisfait de sa préparation sur terre. Si son niveau de jeu est assez bon pour le pousser jusqu’en finale, Federer devra alors le porter

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