Menu
Libération

Grand stade de l’OL : un film donne la parole aux opposants

Réservé aux abonnés

Publié le 16/06/2013 à 21h56

Sur son site, l'Olympique lyonnais (OL) a mis en ligne une photo censée montrer l'avancée des travaux de son futur stade. On y voit les contours de la pelouse, des gradins et une partie des installations alentours. Mais pour Marc Chinal, réalisateur du récent documentaire Corrumpu(e)(s), grand stade OL-Land, syndrôme de notre société (1), rien de tout cela n'existe : «Les soi-disant travaux de fondation sont une illusion. Jean-Michel Aulas [le patron de l'OL, ndlr] a tenté de matérialiser un stade totalement virtuel avec des tas de cailloux», affirme-t-il. De fait, les travaux de ce pharaonique équipement sont en panne. le stade devrait comprendre à terme une enceinte de 58 000 places, un complexe sportif et de loisirs, des commerces, bureaux et hôtels. Son inauguration est attendue d'ici à la mi-2015, pour accueillir l'Euro 2016 de foot.

Le documentaire dénonce la façon dont ce projet a été mené, à la fois par les collectivités locales et les dirigeants de l'OL. «Mon film n'est pas anti-OL, il est anti-grand stade», précise Marc Chinal. On peut regretter qu'il n'ait pas donné la parole aux promoteurs de ce dossier : Gérard Collomb, maire PS de Lyon et président du Grand Lyon, et Jean-Michel Aulas. «J'ai voulu faire entendre la voix des opposants», justifie le documentariste, soucieux surtout de passer en revue les aspects problématiques.

Son principal grief : le manque de concertation. «Sur un sujet aussi important, on n'a pas

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique