Choc des cultures en perspective. Ils pratiquent le même sport, mais ne jouent pas dans le même monde. Jeudi, à Rio, dans un stade Maracana qui est pour un footballeur ce que la basilique Saint-Pierre de Rome est pour une bigote, une bande d’amateurs va se colleter avec une armada d’Espagnols, double champions d’Europe et champions du monde en titre. Ils s’appellent Teheivarii Ludivion, Alvin, Lorenzo et Jonathan Theau (trois frères, dont les deux premiers sont jumeaux), ou Heimano Bourebare, ils sont profs de gym, comptable, archiviste, chauffeur-livreur, ou alpinistes (ouvrier spécialisé dans les constructions en hauteur). Ils viennent d’un « pays » plus réputés pour ses hommes forts et ses vahinés mais ces footballeurs n’ont pas volé leur place pour la Coupe des Confédérations, que le Brésil accueille actuellement, sorte de répétition générale, un an avant la coupe du monde que le pays accueillera en juin 2014.
S’ils sont là, les Tahitiens le doivent à leur victoire dans le tournoi qualificatif qui leur a octroyé le titre de champion d’Océanie, lequel a échappé pour la première fois à l’un des deux géants du continent : la Nouvelle-Zélande et l’Australie (qui depuis 2006 a demandé l’asile footballistique à la confédération asiatique). Vainqueur en finale de la Nouvelle-Calédonie (qui avait préalablement sorti la Nouvelle-Zélande, pourtant qualifiée pour le Mondial 2010), voilà donc l’équipe de Tahiti — 138e au classement Fifa, à laquelle elle est affiliée depuis 1990 — adm




