Econome, Valerie Adams. En gestes. Et plus encore en temps. Hier matin, elle n’a pas passé plus d’une heure dans le stade Loujniki pour les qualifications du lancer du poids. Un échauffement soigné, puis un jet solide, mesuré à 19,89 mètres. Sans un regard sur le reste du concours, la Néo-Zélandaise de 28 ans, véritable géante d’un sport qu’elle écrase sans partage depuis une demi-douzaine d’années, a ensuite rangé ses chaussures de lanceuse au fond de son sac. Puis, elle a quitté le terrain. En zone mixte, elle a répondu d’un regard de tueuse aux quelques audacieux ayant osé lui réclamer un commentaire, avant de s’engouffrer sans un mot dans le minibus la ramenant à l’hôtel.
Pétanque. Il faudra attendre la finale d'aujourd'hui (18 h 25) pour en savoir un peu plus long sur le fond de sa pensée. Elle était déjà en route que ses rivales bataillaient encore avec leur engin pour en finir de ces qualifications. Sa stratégie ne fait pas dans la nuance : «Tout déchirer d'entrée.» Tuer le concours au premier essai. Puis attendre la suite. Ces six dernières années, la méthode a payé. Valerie Adams a décroché trois titres mondiaux (2007, 2009 et 2011), plus deux médailles d'or olympiques (2008 et 2012). Sa série de victoires consécutives vient de dépasser la ligne des quarante. «Parfois, il m'arrive de regretter de ne pas être un peu plus poussée par la concurrence, concède-t-elle. Je pourrais peut-être lancer un peu plus loin




