Teddy Riner n’a rien laissé au hasard, samedi au Maracanazinho de Rio, pour remporter, à 24 ans, son sixième titre mondial chez les plus de 100 kg. Il n’aura passé qu’un peu plus de dix minutes sur le tapis en cinq combats, écartant par ippon tous ceux qui, depuis six ans, rêvent de faire tomber le poids lourd français. Le Tadjik Abdurakhmanov, le Biélorusse Vakhaviak, puis le Cubain Brayson le matin, avant le Géorgien Okruashvili et le Brésilien Silva l’après-midi… Tous ont été balayés avant la limite par un Riner qui est entré dans l’histoire du judo en devenant le seul judoka avec six médailles d’or.
«Scanner». Star des championnats, avec une salle qui lui a été tout acquise jusqu'à sa finale face au Brésilien, le Français a cloué son adversaire d'un o-soto-gari, suivi d'une immobilisation au sol. Il a ensuite virevolté sur le tatami avec une légèreté à faire oublier ses 2,04 m et ses 138 kg, soulevant à la sortie son entraîneur Franck Chambilly comme un enfant. «J'ai pris beaucoup de plaisir aujourd'hui», a-t-il déclaré en rappelant que cette année n'avait pas été de tout repos depuis son titre olympique de Londres.
Victime d'une pubalgie, puis de blessures à l'épaule, au poignet et au genou, Riner n'a pu s'entraîner comme il aurait dû. «Mais s'il faut que je sois blessé chaque année pour vivre ça, je serai blessé chaque année !» a-t-il plaisanté après son dernier combat. «Lorsque je suis sorti du labo d'analyses,




