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De gradins en gadins

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Les grands stades pourraient coûter cher à Lyon et Lille. Le Mans déguste déjà.
L'inauguration de la MMArena du Mans, en janvier 2011. 25 000 places pour un club qui a aujourd'hui quasi disparu du paysage footballistique. (Photo Jean-François Monier. AFP)
publié le 30 septembre 2013 à 20h36
(mis à jour le 1er octobre 2013 à 15h36)

C'est une info : Le Mans FC, absent des terrains depuis le début de saison, a rejoué au football. Dimanche, le club placé en redressement judiciaire le 27 août, avec un passif de 14,4 millions d'euros, a gagné (3-0) à Saint-Jean-d'Assé, en Coupe de France. Et pour le championnat ? Mystère. Car le Mans devrait être déclaré en liquidation judiciaire très prochainement. Du coup, le club pro va disparaître, les salariés vont perdre leur boulot et Le Mans redémarrera en CFA, voire en CFA 2.

RIP Le Mans… Le club avait bien saisi le tribunal administratif de Nantes, pour contester sa relégation en championnat amateur (CFA), décidée par la Fédération française de football (FFF), en raison de ses pertes. Le Mans espérait jouer en National après sa rétrogradation de L2 à la fin de la saison dernière. Mais le tribunal l'a débouté vendredi, et c'était sa dernière cartouche. «Un beau gâchis, mais c'est le foot français qui ne va pas bien, assure un proche du dossier. Le Mans est le premier club d'une longue série…»

Dans l'affaire, le stade du Mans fait craindre le pire. La ville a construit une enceinte de 25 000 places à l'époque où Le Mans jouait en L1. «La taille nous a été imposée par la Ligue», affirme le maire (PS) Jean-Claude Boulard. Quand la MMArena est entrée en service, en 2011, le club était déjà descendu en L2 et jouait devant 6 000 à 7 000 spectateurs : ça laissait