La pression monte autour de l'UEFA et la Fifa en prévision du Mondial 2018 en Russie. En cause : les manifestations de racisme dans les stades. Le patron de la Fifa, Sepp Blatter, a appelé hier à «une politique de tolérance zéro envers le racisme». Ce qui implique de durcir les sanctions : «Les commissions de discipline doivent imposer des suspensions ou déduire des points.» Pour Blatter, 77 ans, il est «absurde» de penser traiter le problème avec des amendes ou des matchs à huis clos : «On doit être très durs, et éliminer les équipes de la compétition, ou leur enlever des points», a-t-il expliqué samedi. Sinon, «ça continuera encore et encore».
Viseur. Le dernier incident en date a eu lieu mercredi à Moscou, lors du match de Ligue des champions CSKA-Manchester City. Le milieu ivoirien du club anglais, Yaya Touré, s'est plaint de cris de singe. Mais l'arbitre roumain Ovidiu Hategan, qui devait, selon les règles, arrêter momentanément le match, n'a rien fait, et les insultes ont continué. L'UEFA a lancé une enquête. Pour elle, les faits tombent très mal, en pleine «semaine contre le racisme».
Touré assure que les joueurs noirs boycotteront le Mondial 2018 si aucune sanction n'est prise. «Les boycotts sportifs sont rarement une solution», rétorque Blatter. Mais le patron du foot mondial sait qu'il faut agir. La Russie, à quelques mois des JO de Sotchi, se retrouve de plus en plus dans le




