La dernière fois qu'un golfeur français s'était distingué de façon spectaculaire, c'était en 2011. Le «vieux» Thomas Levet, 42 ans, venait de gagner l'Open de France en devançant le gratin du golf européen et, pour fêter sa victoire, il avait sauté tout habillé dans un étang du Golf national de Guyancourt, hélas peu profond. Résultat : un péroné fracturé. Depuis, Levet, ex-numéro 1 français, a sombré dans les profondeurs du classement mondial. Et, dans le même temps, un autre Tricolore s'est extrait de ces abysses, au point d'entrer ce mois-ci dans le top 40 du gratin planétaire (31e exactement), performance inédite pour un ressortissant du pays de la pétanque. Son nom : Victor Dubuisson.
Victor qui ? Un type de 23 ans, né à Cannes, qui s’est mis au golf à 8 ans, s’est entraîné quotidiennement sur le parcours du Royal Mougins (entre autres), a eu envie d’en faire sa profession dès l’âge de 16 ans et a fini par franchir le pas trois ans plus tard. Juste avant, en 2009, il s’était hissé pendant quelques semaines au premier rang mondial des amateurs. Ce que l’on appelle un espoir.
Cette année, le jeune professionnel a enchaîné une série de performances qui donnent à penser que le gazon français tient un solide numéro. Pour sa troisième année sur le circuit européen, Dubuisson a terminé sept tournois dans les dix premiers, empochant plus de 2 millions d'euros. En novembre, il a gagné sa première grande compétition, l'Open de Turquie, devant Tiger Woods et d'autres calib




