Cet article d'actualité-fiction a été publié dans notre édition spéciale «Libération en 2053», à l'occasion des 40 ans du journal.
Depuis deux ans, Julie Lamy, 21 ans, est sans aucun doute la meilleure avant-centre de l’Hexagone. A la pointe de l’attaque de l’équipe de Clichy, elle marque en moyenne un but par match, et est la figure la plus connue du championnat amateur féminin. Pour la première fois, elle a accepté de parler à un média et revient sur la fin du foot pro en France et à l’étranger. Et sur le retour frileux du public vers un sport qui peine à sortir de la disgrâce.
Comment faites-vous pour marquer pratiquement à chaque fois que vous foulez une pelouse ?
J’ai découvert le foot il y a deux ans. Pour moi, c’était comme une évidence. Je suis une athlète, j’ai toujours été sportive, mais j’hésitais à aller vers le foot. Ce sport a tellement souffert. Il y a quatre ans, j’ai bien cru qu’il allait disparaître à jamais. Les grands clubs étaient allés trop loin, les gens ne voulaient plus entendre parler de ce sport business. Ils étaient dégoûtés par tout ce qui s’est passé. Les excès, les salaires, les magouilles. Tout était pourri dans le foot et d’une certaine manière, cela ne pouvait qu’exploser. Mais aujourd’hui, il faut se reconstruire. A Clichy, on a une vingtaine de supporteurs qui viennent nous voir jouer tous les dimanches. C’est déjà bien. Dans ma famill




