Ce n'est pas eux que les caméras attendaient à la porte de la 16e chambre correctionnelle de Paris. Les stars du procès, Zahia, Ribéry et Benzema, se sont fait porter pâles. Mais «Abou», Elie ou Georges, ces loulous du monde de la nuit, sont en réalité les principaux acteurs de ce procès pour proxénétisme de mineures.
Hier, alors que le procès s'ouvrait, les noms des joueurs du Bayern Munich et du Real Madrid n'ont quasiment pas été prononcés - leur tour devrait venir cet après-midi. «On a appelé ça "l'affaire Ribéry", je regrette cette confusion», dit Me Brusa, l'avocat du joueur. Quoi de commun, en effet, entre ces sportifs multimillionnaires et le Zaman Café, «cabaret oriental» près des Champs-Elysées, où l'on fumait la chicha et où rabattait parfois Zahia ? Un bar rempli d'une clientèle «vulgaire», comme l'ont dit les filles devant les flics de la mondaine, d'où sont parties les investigations qui ont permis d'arrêter Zahia et de remonter jusqu'à ses célèbres clients. Il y a pourtant des passerelles. Des «amis» qui se croisent et de l'argent qui circule. Zahia elle-même. Ou Abou, ex-candidat de la Nouvelle Star, qui a fréquenté le joueur Hatem Ben Arfa et se dit, à la barre, «ami» de Sydney Govou (lui aussi a eu un rapport tarifé avec Zahia, mais elle était alors majeure, il n'a d




