Lundi, c'était un show. Un ex-candidat de Nouvelle Star, poursuivi pour proxénétisme aggravé, mettait à niveau le tribunal sur le monde de la nuit, ses michetonneuses et ses «intermédiaires». La salle pouffait et la présidente de l'association Equipes d'action contre le proxénétisme, pourtant expérimentée et partie civile, reconnaissait : «J'ai appris de nouveaux mots, comme "starfocus" [pour "starfuckeuses", prêtes à tout pour coucher avec une star, ndlr]. Mais quels que soient les mots, la réalité ne change pas : les femmes sont des marchandises.»
Mardi, le procès de «l'affaire Zahia», dans laquelle les footballeurs Franck Ribéry et Karim Benzema sont poursuivis pour avoir eu recours à une prostituée mineure, a continué sur un autre ton. En l'absence des deux prévenus célèbres («pour raisons professionnelles») et de Zahia (qui a décidé de ne pas se porter partie civile), on retrace l'histoire sur la base des PV des interrogatoires, des écoutes téléphoniques ou des récits des prévenus présents à la 16e chambre correctionnelle de Paris.
Kamel Ramdani n'a pas fait la Starac. Il était «apporteur d'affaires au black». Il mettait en relation des joueurs de foot avec des agents, précise-t-il devant le président, Denis Couhé. «Monsieur Ribéry, je l'ai connu à Marseille en 2008, il est toujours mon ami.» C'est lui qui a amené Zahia au joueur, accompagnée d'une autre fille, Sashia. Avec Ramdani, Ribéry




