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Grand angle

Les petits sauteurs le prennent de haut

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Ils ont entre 5 et 12 ans et se jettent dans le vide sans hésiter, de longs et larges skis aux pieds. Séance d’entraînement à Chaux-Neuve avec le champion olympique Fabrice Guy.

Lenny, 12 ans, dans les bras de son entraîneur, Fabrice Guy (champion olympique de combiné nordique en 1992). (Photo Pierre Abensur)
ParDino Di Meo
Envoyé spécial à Chaux-Neuve (Doubs)
Publié le 04/02/2014 à 17h06

Le temps est humide, à peine froid pour le plateau de Mouthe qui longe la frontière suisse. Près de la rotonde en bois située en bas des quatre tremplins de Chaux-Neuve, dans le Doubs, les voitures commencent à arriver. Il est 13h30 et une dizaine de gamins entrent dans le vestiaire pour enfiler leur combinaison d’un seul tenant, style tenue de plongée. Fabrice Guy, champion olympique 1992 de combiné nordique (saut + ski de fond) à Albertville, a chaussé les skis alpins pour damer au pied la piste de réception du tremplin de 28 mètres. Puis il casse des petites branches de sapin et les plante à intervalles réguliers sur la bosse de réception.

«Quand on saute, on a besoin de repères pour distinguer le relief»,

explique-t-il.

En bas, les jeunes sauteurs attendent patiemment que leur prof du jour ait terminé la préparation. En saut à ski, la discipline est primordiale. On ne fait pas n'importe quoi et surtout jamais rien tout seul. Les apprentis sauteurs ont entre 5 et 12 ans. Comme tous les mercredis, leurs parents sont là. Tout le monde se connaît. Et tout le monde vit la même passion. «C'est une discipline qui incite au respect. Une bonne école pour tous ces mômes», lance un des parents. A Chaux-Neuve, le saut est une tradition. Tout le monde s'y intéresse, de près ou de loin. Pour les jeunes, c'est une activité logique, comme faire de la voile à Saint-Malo.

«Après, la peur prend le dessus»

Célestin, 5 ans, semble tout frêle dans sa tenue de ski de fond. Il est le plus petit de tous. En compag

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