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Interview

Une descente où on «ne peut jamais souffler»

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Yves Dimier, membre du comité organisateur, présente la piste qui attend les skieurs dimanche.

Le Français David Poisson à l'entraînement sur la piste de Rosa Khutor. (Photo Fabrice Coffrini. AFP)
ParDino Di Meo
(à Sotchi)
Publié le 07/02/2014 à 21h16, mis à jour le 09/02/2014 à 8h53

La descente représente l’attraction de ce week-end (11 heures, dimanche). Pour Yves Dimier, ex-directeur technique national alpin et aujourd’hui un des responsables des épreuves olympiques alpines, les conditions devraient être excellentes sur les pentes de Rosa Khutor. Cet ancien membre de l’équipe de France qui travaille depuis trois ans sur le site revient sur les particularités du tracé.

La neige. «C'est une piste qui est très dure et qui va se verglacer au fil des passages. Il y a assez de neige. A la fin de l'hiver passé, nous avions stocké 450 000 m3 de neige en prévision. Amassée à l'ombre sous des bâches, elle n'aura servi qu'à combler des gros trous entre les pistes, ou à construire des plateformes de départ. Avec le froid, on a pu produire beaucoup de neige de culture. Fin décembre, il y avait déjà un mètre de neige compacte sur toutes les pistes. On était quasi sûrs de sauver l'événement. La période plus chaude de janvier a mouillé la piste et le retour du froid a tout gelé. Les pistes vont donc tenir.

Le tracé. «C'est une des descentes les plus longues du circuit après celle de Wengen (Suisse) : autour de deux minutes et dix secondes. On pourrait la comparer avec celle de Bormio (Italie). Il y a toujours de l'action, de gros sauts et des virages très techniques. Il n'y a pas de longs plats et le rythme change constamment. Elle exige un gros physique, car l'athlète ne peut jamais

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