Le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen pourrait réaliser un coup du diable aujourd’hui lors de la poursuite (12,5 kilomètres) du biathlon : devenir l’athlète le plus médaillé de tous les temps, et toutes disciplines confondues, des Jeux d’hiver.
Cet homme discret, qui dispute à Sotchi ses cinquièmes JO, fait toujours autant trembler ses adversaires. Ce fut le cas samedi lors du sprint : une septième médaille d’or olympique décrochée devant l’Autrichien Dominik Landertinger et le Tchèque Jaroslav Soukup. A 40 ans, soit vingt ans après ses premières apparitions en Coupe du monde, son nom est écrit tellement gros sur le livre d’histoire de son sport que plus personne ne voit ses 95 victoires en Coupe du monde. Avec désormais douze médailles olympiques, cette quinzaine en Russie pourrait le voir faire mieux que les douze de son compatriote Björn Daehlie, ancien grand fondeur.
«Jetons». Martin Fourcade, le champion tricolore qui a pris la relève de Raphaël Poirée, grand ami et adversaire du Norvégien, l'a vu à ses dépens samedi, regardant filer la grande silhouette vers la médaille que tout le monde lui avait promise. «Aujourd'hui, grand respect pour le monsieur, pour l'athlète, avait lancé Martin Fourcade après une décevante 6e place. C'est étonnant car on ne l'attendait pas à ce niveau. Après, il a montré qu'il était encore là. Ça fait cinq olympiades qu'il met des "jetons" à tout le monde. Il m'a mis quelques directs du d




