Comme prévu, Martin Fourcade n'a pas raté le seul titre qui manquait à son impressionnant palmarès. Après son énorme déception de samedi dans le sprint, il savait qu'il avait un coup à jouer, hier, dans la poursuite. «Ce matin [hier, ndlr], on m'a dit que j'étais souvent fort après une déception. Je suis fier de l'avoir fait.» Martin Fourcade, 25 ans, est presque un jeune dans le biathlon mondial, mais il a déjà été cinq fois champion du monde et a gagné l'argent aux Jeux olympiques de 2010, à Vancouver. Et maintenant, la consécration olympique à Sotchi : le Catalan est monté aussi haut que ses sommets pyrénéens. Il a terminé cette poursuite infernale de 12,5 km devant le Tchèque Ondrej Moravec et surtout son pote de toujours, Jean-Guy Beatrix, en bronze. Le coup sur la tête reçu samedi avec sa sixième place est oublié. Martin Fourcade gagne malgré une faute au premier tir debout, comme Jean-Guy Beatrix. Le tsar de la discipline, le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen, 40 ans (sept titres olympiques), est relégué à la quatrième place, après ses trois tours de pénalité.
«Fierté». Dans l'aire d'arrivée, Martin Fourcade attend Jean-Guy Beatrix les bras ouverts. L'émotion est grande entre les deux hommes. Aucun ne se souvient si des mots ont été prononcés. «On va juste le vivre à deux, lance Fourcade. Depuis qu'on a 15 ans, on se bat l'un contre l'autre. Il a été mon meilleur adversaire. Cela m'a beaucoup aidé dans ma carriè




