Depuis le début de la saison et avant Monaco dimanche, les pilotes Mercedes ont remporté tous les Grands Prix. L’Allemand Nico Rosberg a gagné le premier en Australie, profitant de l’abandon de son équipier, le Britannique Lewis Hamilton. Lequel s’est vengé en alignant quatre succès d’affilée en Malaisie, en Chine, à Bahreïn et, il y a quinze jours, en Espagne. Un carton plein qui laisse présager deux choses pour Mercedes : le prochain champion du monde sera l’un de ses pilotes et ce duel au plus haut niveau ne peut déboucher que sur un clash entre Hamilton et Rosberg.
Aucun observateur sérieux du paddock n'imagine que leur amitié, qui date du temps où, gamins, ils s'affrontaient déjà en karting, puisse résister à la conquête d'un titre mondial en Formule 1, surtout au sein de la même équipe. L'Autrichien Gerhard Berger, qui fut dans les années 90 l'ami et l'équipier d'Ayrton Senna chez McLaren, a résumé les bases du problème : «Je pense que nous ne devrons plus attendre longtemps avant qu'il y ait des frictions entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton. A Barcelone, leur attitude avait déjà beaucoup changé. Hamilton est probablement le pilote le plus rapide du plateau, mais il est émotif. Je pense qu'il est facile de le déstabiliser.» L'Autrichien, lui, s'était fait laminer par Senna sans broncher. «Rosberg sait qu'il devra utiliser son intelligence en dehors de la voiture pour compenser son léger désavantage sur la piste.» Sauf qu'au bout du compte, la vérité e




