Ralf Mutschke, directeur de la sécurité de la Fifa, se veut sûr de lui : «Je ne crois pas que le risque de trucage des matchs de la Coupe du monde soit élevé.» L'Allemand de 54 ans, ex-directeur d'Interpol, embauché par la Fifa pour veiller à la sécurité des compétitions, l'intégrité et la protection du jeu, assure avoir mis en place un système de surveillance des rencontres du Mondial et des paris pour éviter les tricheries, «fléau» du football. Car, en effet, certains ont compris qu'en manipulant les matchs, ils pouvaient gagner gros.
Mais quelle sera l'efficacité de la surveillance ? C'est toute la question. «C'est la première Coupe du monde sous l'hégémonie des paris en ligne», explique l'eurodéputé belge (PS) Marc Tarabella, qui présentait la semaine dernière un bilan du Parlement européen sur les rencontres de foot truquées en Europe pour la saison 2013-2014 : «De lourds soupçons pèsent sur 460 matchs. Dont 110 pour lesquels il ne fait aucun doute» qu'ils ont été manipulés.
Les mises des paris sportifs chez les 8 000 opérateurs légaux dans le monde atteignaient, en 2013, 500 à 700 milliards de dollars (370 à 515 milliards d’euros). Pour le Mondial au Brésil, les opérateurs français attendent 200 millions d’euros de paris. Les Britanniques ? Un milliard. Le marché est en pleine expansion : le volume total des mises dans le monde a augmenté de 20% entre 2012 et 2013, et 10% de l’ensemble est entaché de corruption, selon Europol, cité par




