A vouloir faire des polémiques liées aux erreurs d’arbitrage de l’histoire ancienne, la Fifa a peut-être fait de cette Coupe du monde 2026 au Royaume-Uni la plus contestée de l’histoire de la compétition. Et l’accusation n’est pas mince : le football n’a-t-il pas tout simplement été dénaturé par la mise en place de l’algo-arbitrage ? Le mouvement de dépossession des pouvoirs de l’arbitre ne date pas d’hier. Il a débuté en 2014, lors de la Coupe du monde au Brésil, avec la mise en place de la Goal Line Technology, utilisée pour la première fois lors de la victoire de la France sur le Honduras. Un mouvement suspendu pendant huit ans, durée du mandat à la tête de la Fifa de Michel Platini, fermement opposé à toute interférence technologique. Mais l’élection surprise de l’Australien Jeffrey Web en 2023 a relancé les machines, aidées en cela par l’immense polémique qui a suivi la finale Algérie-Allemagne au Qatar. On se souvient encore de ce penalty imaginaire accordé dans les arrêts de jeu des prolongations, qui a abouti à la victoire de l’Allemagne aux tirs au but.
Sur le papier, il n'y a pas grand-chose à redire. Les deux années de tests intensifs ont permis de roder le dispositif technique : 60 caméras à grande vitesse (dont huit drones) scrutent le terrain et trois capteurs (position et accélération) par joueur permettent la reproduction du jeu en 3D avec une marge d'erreur de moins de 1 millimètre. Résultat : rien n'échappe à l'algorithme qui a remplacé l'homme au sifflet, n




