«On va enfin savoir ce que vaut vraiment le Brésil», qui affronte samedi le Chili, pour une place en quarts de finale. Pour l'instant, Diogo, employé de banque, n'a qu'une certitude : en lice pour une sixième couronne, la glorieuse Seleção, la seule à avoir remporté cinq fois le titre mondial, «n'est toujours pas à la hauteur des attentes». Les Auriverde n'ont pas à rougir de leur première phase, avec deux victoires (3-1 contre la Croatie, 4-1 contre le Cameroun) et un nul face au Mexique.
«Rusé». «Mais nos adversaires n'étaient pas au niveau, tempère Diogo. Alors que le Chili, c'est des durs-à-cuire.» Le Brésil a déjà éliminé les Chiliens trois fois en Coupe du monde (1962, 1998, 2010), mais a eu bien du mal à en venir à bout lors d'un match amical en novembre. Dans ce Mondial, les Chiliens, dont trois joueurs évoluent dans des clubs brésiliens, ont trébuché contre les Pays-Bas, mais ils se sont offert l'Espagne, championne en titre. Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari respecte cet adversaire «rusé et organisé». «Si je pouvais, j'en aurais choisi un autre», a-t-il lâché.
Les Brésiliens abordent la phase éliminatoire avec un optimisme mesuré. Bien sûr, l'ex-Lyonnais Fred est enfin sorti de sa léthargie en marquant son premier but contre le Cameroun. Mais c'est encore et toujours Neymar qui incarne tous les espoirs. L'attaquant prodige du FC Barcelone en est à 35 buts en 52 sé




