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Récit

Vincenzo Nibali, un favori bien entouré

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Le maillot jaune et leader de la formation Astana assoit à chaque étape son statut de patron.

Jeudi au départ de la sixième étape. Vincenzo Nibali fait partie des rares à avoir gagné le Giro et la Vuelta. (Photo Jeff Pachoud. AFP)
ParMichel Henry
Envoyé spécial à Reims
Sylvain Mouillard
Envoyé spécial à Reims
Publié le 10/07/2014 à 20h06

La citadelle de Vauban patauge dans la boue, sous la drache d'Arras (Pas-de-Calais). «Mater Dei Ora Pro Nobis» («Marie mère de Dieu, priez pour nous») suggère en son fronton la chapelle Saint-Louis (XVIIe siècle), sur la place d'Armes. Mais Alexandre Vinokourov lui tourne le dos quand il descend jeudi midi du bus Astana et le manager ne semble prier que pour son maillot jaune, Vincenzo Nibali. Sa voix est douce, presque inaudible, comme s'il récitait son chapelet, mais, avec son béret Astana sur la tête, Vino endosse sans se planquer le rôle de patron du Tour : «Nibali est le grand favori pour la victoire à Paris, assure-t-il. Ce n'est pas un problème d'avoir le maillot jaune si tôt. Pour certains coureurs, c'est trop de pression à gérer. Pas pour Vincenzo.»

Il y a là, par personne interposée, une revanche pour le Kazakh. Exclu du Tour en 2007 pour dopage, victime d'une chute avec fracture qui l'a contraint à l'abandon lors de son retour en 2011, Vino le coureur a mille fois maudit cette course. Désormais manager d'Astana, il est arrivé au départ à Leeds avec quelques interrogations, ayant même envoyé en début de saison une lettre à son leader sicilien pour l'intimer de justifier son salaire (qui serait de 4 millions d'euros par an). «Je n'avais pas de doutes mais une petite inquiétude sur le niveau de l'équipe, corrige Vino. Quand j'étais coureur, j'aimais bien faire de petits résultats avant le Tour.»

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