Après le slow food, voici le slow cycling. Ce mouvement officieux n'invite pas franchement à pédaler doux quand on porte un dossard, si l'on en croit un de ses promoteurs, le Néerlandais Laurens Ten Dam, coureur du Team Belkin, 8e de l'étape vendredi, et actuel 12e au classement général du Tour. Mais le slow cycling proclame que ce sport dépasse la simple compétition : c'est un art de vivre. Ainsi, les veilles de courses, Ten Dam néglige de rester les jambes en l'air dans sa chambre. Sac de touriste, lunettes incognito, il explore les monuments des centres-ville, oubliant la bataille à vélo qui se prépare.
La traversée d'Aix-en-Provence pendant le Tour méditerranéen 2013, trop rapide, l'a déçu. Il a choisi d'y revenir au calme, l'hiver passé, avec sa femme Thessa et le petit Jens, un an et demi. «Pour Ten Dam, le cyclisme est un loisir très important et très agréable», observe son ancien coéquipier Rudie Kemna.
A ses débuts chez les professionnels, en 2002, l’époque était au vélo sacerdoce. Mais le jeune Laurens n’a jamais accepté de courir en se flagellant, même si une photo l’a rendu célèbre dix ans plus tard, après une chute dans le Tour de France. Barbe sanglante, il avait les tempes serrées par un gros bandage gris, tel un martyr. Mais le grimpeur-baroudeur ne voulait pas passer pour un héros.
Préceptes. Ten Dam, 33 ans, est un jouisseur discret. Un coureur qui se plaît dans l'é




