Ils se sont rencontrés jeudi matin pour un début de dialogue. Mais sont ressortis de quatre heures de discussion avec des sentiments très différents. «Ambiance constructive, écoute attentive», a déclaré à Libération Thierry Delègue, directeur général de France Galop. «Discussion cordiale mais tendue, a jugé de son côté Gérard Camberlin, président du Mouvement des parieurs. Ils ne veulent rien savoir, c'est fermé.»
Depuis des mois, une association de parieurs hippiques en colère dénonce les «conflits d'intérêts» et les «tricheries» du monde des courses. Le 29 mai, une quinzaine de personnes déployaient une banderole au nom de l'association sur la piste de l'hippodrome de Parilly à Lyon et empêchaient les chevaux de courir. Le 21 septembre, devant l'hippodrome de Vincennes, le collectif distribuait 3 000 tracts depuis le sulky tiré par un cheval. Dimanche, l'association, qui revendique plus de membres que les 482 «j'aime» de sa page Facebook, menace de s'en prendre à la plus prestigieuse course de galop de l'année, le Prix de l'Arc de triomphe à Longchamp.
La menace est jugée suffisamment sérieuse pour que les pouvoirs publics aient provoqué la tenue de la table ronde de jeudi où étaient présents France Galop (l'organisateur de la course de dimanche), le PMU et la SECF (Société d'encouragement à l'élevage du cheval français). Et pour qu'ils surveillent de près Gérard Camberlin, patron d'un bar PMU de Bourg-de-Péage (Drôme) d'




