Menu
Libération
Reportage

Route du Rhum : l’heure de vérité des trimarans géants

Réservé aux abonnés

La météo arbitrera la transat qui part dimanche de Saint-Malo.

Effervescence sur les quais de Saint-Malo, quelques jours avant le départ de la Route du rhum. (Photo Jean-Sébastien Evrard. AFP)
ParDino Di Meo
Envoyé spécial à Saint-Malo
Publié le 31/10/2014 à 20h46

La dixième Route du rhum-destination Guadeloupe signe le grand retour des trimarans géants et d'une certaine démesure. Franck Cammas avait ouvert la voie sur Groupama 3 (31,5 m), en remportant la course en 2010 avec un trimaran conçu à l'origine pour être mené en équipage, mais adapté pour un seul homme. En quatre ans, d'autres candidats se sont engouffrés dans le nouveau règlement (depuis 2010, la taille des multi n'est plus limitée à 18 mètres). L'exemple de Cammas a été suivi à la lettre et même largement dépassé.

Huit trimarans ont été regroupés dans une classe baptisée «Ultime». Le bateau vainqueur il y a quatre ans se trouve encore au départ, sous le nom de Banque populaire V, avec Loïck Peyron. Prince de Bretagne est barré par Lionel Lemonchois, le détenteur du record de la course. Thomas Coville (Sodebo) a repensé et transformé l'ancien Géronimo d'Olivier de Kersauson. Francis Joyon vogue sur son vieil Idec Sport de 2008, Yann Guichard s'aligne avec un bateau de 40 mètres, Spindrift (lire page suivante). On trouve enfin les trois MOD 70 de Sidney Gavignet (Musandam Oman Sail), de Yann Eliès (Paprec Recyclage) et de Sébastien Josse (Edmond de Rothschild).

La foule de Saint-Malo ne s'y trompe pas, en défilant près des pontons ou vers la gare maritime, où Spindrift et Banque populaire, trop larges pour passer les écluses, sont amarrés. Pour les s

Dans la même rubrique