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En Iran, la défense de la mixité mène à la prison

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Ghoncheh Ghavami a été condamnée pour avoir manifesté en marge d’un match de volley-ball.

Ghoncheh Ghavami. (Photo Amnesty International.)
Publié le 02/11/2014 à 19h56

Un an de prison pour avoir voulu assister à un match de volley-ball masculin auquel les femmes ne sont pas admises : l'Irano-Britannique Ghoncheh Ghavami, 25 ans, en détention depuis juin à Téhéran, a été informée samedi de ce jugement particulièrement sévère, après son procès pour «propagande contre le régime». Son avocat, Mahmoud Alizadeh Tabatabaei, espère une mesure de clémence : «Comme elle n'a pas d'antécédents judiciaires, le tribunal peut lui accorder une remise de peine.»

«Réputation». Ghavami, qui a fait quatorze jours de grève de la faim en octobre, avait été arrêtée lors d'une manifestation contre l'interdiction des femmes dans le public du match Iran-Italie, le 22 juin à Téhéran. «Nous ne pouvons pas permettre la présence de femmes dans les stades. La mixité dans les stades n'est pas encore dans l'intérêt général», expliquait alors le chef de la police nationale. Elle avait été relâchée puis à nouveau convoquée et incarcérée, le 30 juin, à la prison d'Evin. Née d'une mère britannique et d'un père iranien, la jeune femme travaillait, selon son frère, comme bénévole contre l'illettrisme des enfants des rues. Selon Téhéran, «son dossier n'est pas lié au sport, même si elle a été arrêtée sur un lieu sportif». Elle aurait tenté de «ternir» la «réputation» de l'Etat. Plus de 700 000 personnes ont signé une pétition en sa faveur sur le site

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