La Fifa se fissure-t-elle au plus haut niveau ? Vendredi, deux membres importants de son comité exécutif, le Caribéen des îles Caïmans Jeffrey Webb et l'Américain Sunil Gulati, ont plaidé pour la publication du rapport Garcia, afin de faire preuve de «transparence». L'ancien procureur américain Michael Garcia a conduit l'enquête sur laquelle la Fifa s'est basée afin d'exonérer, jeudi, la Russie et le Qatar des rumeurs de corruption pour obtenir les Mondiaux 2018 et 2022, et il a publiquement fait savoir qu'il n'était pas d'accord avec cette conclusion : pour lui, la Fifa a édulcoré son rapport. L'idéal serait de le publier ; jusqu'ici, elle refuse.
Taupe. Mais les Etats-Unis, candidats malheureux au Mondial 2022, n'ont pas renoncé à jouer l'hôte de substitution. Et le FBI a usé de tous les moyens pour y voir plus clair. Selon le New York Daily News, l'agence avait ainsi passé un deal avec Chuck Blazer, citoyen américain et ancien membre du comité exécutif (de 1996 à 2013) : il collaborait contre l'abandon de toute poursuite à son endroit. Blazer la taupe s'est donc promené parmi les hiérarques du foot mondial muni d'un mini micro-émetteur…
Le Qatar n'en a pas fini avec les ennuis. Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International estimait que, sans une «action urgente», le Mondial 2022 risquait d'être bâti sur «le travail forcé et l'exploitation». Pour Sherif Elsayed Ali, d'Amnesty, le Qatar «tr




