Les aveux de Serge Kasparian risquent d'être ravageurs pour le football français. Confondu par des écoutes téléphoniques accablantes, le principal actionnaire du Nîmes Olympique a déjà reconnu son implication dans des matchs truqués concernant au moins trois rencontres de Ligue 2 au cours de la saison 2013-2014. Un rôle qui lui a valu d'être mis en examen jeudi, avec cinq autres personnes, dans une information ouverte pour «corruption active et passive de personnes dans le cadre de manifestations sportives». Entendu par les policiers du Service central des courses et jeux (SCCJ), Kasparian aurait indiqué avoir été régulièrement informé des «approches» opérées pour le compte du club par plusieurs intermédiaires.
Dans le milieu, pas grand monde n’avait jusqu’ici entendu parler de cet homme présenté comme une figure de la communauté arménienne. Surnommé le «beau Serge» ou «Sarkis», Serge Kasparian est beaucoup moins connu dans le milieu du foot que dans celui, plus confidentiel, des cercles de jeux. Sa réputation, il la doit principalement au cercle Cadet, qu’il a dirigé pendant près de cinq ans jusqu’à sa fermeture brutale il y a un mois. Contrairement aux grands noms du milieu, Kasparian n’est pas du sérail. Il a fait ses armes dans l’immobilier avant de se lancer dans la restauration dans les années 90, en rachetant plusieurs brasseries entre Paris et Aix-en-Provence.
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