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A la télé ce soir

«Poulidor Premier» : comme il y allait Poupou

«Poulidor Premier»
Publié le 05/07/2015 à 18h16

Après la diffusion de l'immonde docu-fiction de Gérard Holtz l'an dernier, le service public retrouve de la verve pour évoquer le Tour de France à travers un portrait touchant de Raymond Poulidor. Un montage subtil, chronologique, mais une émotion palpable dans le texte lu par François Morel. On garde en tête l'image d'un éternel second, mais on devrait plutôt avoir celle d'un coureur au courage incroyable, un type droit, franc, «au nom qui sonne comme un coup de trompette» dit Morel.

L'homme tient tout entier dans le premier reportage télévisé qui lui est consacré. Sa femme est enceinte. Il dit espérer un garçon, ce sera une fille. On revisite ainsi sa carrière entre grandes joies, bonheurs attendus et déçus, et toutes les images qui ont marqué dix-sept années données au cyclisme pro : ses défaillances dramatiques et ses accélérations légendaires, ses chutes spectaculaires et ses renaissances improbables… Il est à l'image des histoires que peut produire ce sport. Laissons pour conclure la parole à François Morel : «Ses malheurs, c'étaient les nôtres, Poulidor nous appartenait, il était à nous […], il était celui dont on attend le meilleur comme le pire.»

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