«Camille Lacourt, le surfeur d'argent.» Jacques Favre, le DTN de la natation française, a trouvé l'expression pour qualifier la performance à fleur d'eau du revenant Lacourt, vice-champion du monde du 100 m dos en 52''48, un temps sublime. «Cette course, c'est 90 % de sourire et 10 % de frustration», confie le nageur aux traits parfaits une fois sorti de l'eau. Comme beaucoup d'autres de ses collègues (Gilot, Bousquet, Agnel), Lacourt aime polir ses formules pour ravir le public, et il fera d'ailleurs un très bon consultant télé… Mais il n'est pas le plus bosseur, et ce garçon ultratalentueux a failli passer à côté de la fin de sa carrière. Il glisse, dans un sourire briqué au fluor : «J'ai déjà travaillé aussi dur, avec Philippe Lucas, mais quand j'avais 20 ans. Aujourd'hui, j'en ai dix de plus.» Son coach à Marseille, Julien Jacquier, livre une version un peu différente : «Quand je l'ai récupéré fin 2014, après son opération à la hanche, il était comme un enfant qui découvrait une piscine, il était euphorique pendant trois ou quatre mois. Ensuite, on est repassé dans une phase de travail plus délicate. Disons qu'à 30 ans, il n'a plus forcément cette capacité à travailler très longtemps, plus l'envie aussi, mais que c'est un ultrasprinteur très instinctif, qui se surpasse dans la compétition, transforme ses acquis, et le plomb en or.»
Camille Lacourt, l’argent sur 100 m dos
Publié le 04/08/2015 à 20h16
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