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Peut-on défendre... Tony Parker et Vincent Collet?

Certes le joueur emblématique et le coach des Bleus ont leur part de responsabilité dans la défaite de l'équipe de France de Basket jeudi. Ce n'est pas une raison pour oublier tout le reste.

Vincent Collet et Tony Parker lors du match contre la Bosnie le 6 septembre. (Photo AFP)
Publié le 18/09/2015 à 17h59

Tony Parker est sans doute le meilleur basketteur français de l'histoire. Point. Vincent Collet est, sans nul doute, un des meilleurs entraîneurs européens. Point aussi. Et pourtant, ils ont tous les deux une grande part de responsabilité dans la douloureuse défaite de l'équipe de France face à l'Espagne, en demi-finale de l'Eurobasket, jeudi soir à Lille.

Vu de sa télé, ou des tribunes, cela paraît évident. TP n’aurait jamais dû passer plus de cinq minutes sur le parquet, tant il était là sans être là. Le boulet. Et Vincent Collet aurait dû confier les clés de l’équipe à un autre de ses joueurs.

Et pourtant… Il est presque certain que tous les entraîneurs de basket auraient choisi l'option Parker. D'abord parce que TP est un clutch player. C'est-à-dire qu'il peut complètement passer à côté d'un match mais réussir LE shoot qui va qualifier son équipe à la dernière seconde. Et on ne se passe pas d'un joueur pareil pour une demi-finale de championnat d'Europe.

Ensuite, si Collet avait sorti TP au bout de dix minutes de jeu devant 27 000 spectateurs, c'était assurément lui indiquer qu'il ne possédait plus les clés du camion. Et la voie de la sortie vers la retraite internationale. Parker n'a que 33 ans. Ce n'est plus tout jeune, mais on ne se passe pas non plus d'un joueur avec un tel talent, une telle expérience et un tel palmarès à un an des JO. Perdre avec Parker, c'est miser sur un avenir qui va commencer avec le tournoi qualificatif pour les Jeux de Rio. Alors que gagner sans Parker…

La bande à Parker, a inscrit son nom au tableau d’honneur du basket français, grâce à ses talents individuels de Batum à Diaw, de Fournier à Gobert, mais aussi avec son sens du collectif et des responsabilités. On ajoutera que par son refus du sacrifice d’un joueur, elle en sort encore grandie, malgré une bien tristounette défaite.

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