Menu
Libération

Carnet d'échecs

Publié le 09/10/2015 à 18h46

Le destin de Bobby Fischer valait sans doute un scénario : juif par son père, il devint profondément antisémite. Champion du monde, il refusa d'affronter Anatoly Karpov sous prétexte qu'il avait le droit d'imposer ses conditions. Après avoir gagné des millions, il finit sa vie en Islande à moitié clochard. Vainqueur symbolique de la machine de guerre échiquéenne soviétique, il était poursuivi par la police américaine pour avoir joué, en 1992, un match revanche contre Boris Spasky en Serbie, alors sous embargo. Enfant prodige des échecs, considéré comme le plus grand joueur de tous les temps, son parcours a été jalonné de controverses. Pris dans une folie paranoïaque, il devint pourtant une star en 1972 après sa victoire pour le titre mondial contre Spassky. Une notoriété qui dépassait largement le cadre des échecs. D'autant que sa victoire brisait vingt-quatre ans d'hégémonie soviétique. C'est ce parcours chaotique que raconte le film attachant le Prodige, en salles depuis le 16 septembre.

En 1972, Fischer avec les blancs inflige un très joli coup au champion du monde

Solution du diagramme précédent Tef2 et le roi noir est dans la nasse.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique