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Libération

Bernard Laporte, manager du RC Toulon «bluffé par la qualité des coups de sifflet»

Publié le 01/11/2015 à 19h46

Il rappelle au sortir de la douche. Entre ses obligations varoises, celles de consultant télé et sa campagne pour la présidence de la Fédé française, il a un agenda de ministre, mais prend le temps de glisser quelques mots doux sur des hommes en noir qu’il a malmenés autrefois :

«La grande réussite de cette Coupe, c’est l’arbitrage. J’ai vraiment été bluffé par la qualité des coups de sifflet. Les arbitres ont bien parlé aux joueurs, ont fait lâcher les mains du ballon sur les zones de rucks, sanctionné les plaqueurs trop lents à se dégager, il y a eu une cohérence globale qui a favorisé le jeu offensif. Ce fut encore plus flagrant sur les mêlées, ils n’ont rien laissé passer, ont frappé fort immédiatement. Quelle différence avec le Top 14, où l’arbitre fait parfois refaire cinq ou six fois des parodies de mêlée, et où la prime est donnée aux tricheurs.

«Bien sûr, il y a eu des erreurs, comme celle du Sud-Africain Craig Joubert qui prive l’Ecosse d’une demie. Mais l’erreur individuelle existera toujours. Ce qui me gêne, c’est le manque de cohérence, et là-dessus, rien à redire : les arbitres ont été efficaces, réactifs, dans l’esprit du haut niveau, et les joueurs au diapason, on l’a vu avec Richie McCaw, qui a intégré les nouvelles règles depuis longtemps. Le spectacle, à l’arrivée, est grandiose. Les arbitres français, Romain Poite et Jérôme Garcès, ont été excellents, Garcès aurait mérité d’arbitrer la finale. Le problème de l’arbitrage vidéo a été bien réglé. Sur les premiers matchs, la vidéo a pris trop de temps et de place, la durée des rencontres était bien trop longue. Les arbitres ont rectifié le tir, et ça n’a pas pollué la suite des débats.»

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