A la suite du rapport de Richard McLaren à l’Agence mondiale antidopage (AMA) - dans lequel le juriste canadien pointait du doigt un système de dopage et de dissimulation unique dans l’histoire du sport -, le Comité international olympique (CIO) devait rendre sa décision mardi concernant la présence de la Russie aux Jeux olympiques de Rio. Quand bien même le temps presse, celle-ci est reportée à la fin de semaine. Motif : le CIO se donne encore quelques jours pour réfléchir, en attendant la décision du Tribunal arbitral du sport de Lausanne (TAS), qui doit examiner la demande de 60 athlètes privés de JO par la Fédération internationale d’athlétisme, laquelle a décidé il y a quelques semaines de suspendre la Russie. Seule certitude pour le moment, Vitali Moutko, le ministre russe des Sports, n’aura pas d’accréditation pour assister aux Jeux, qui auront lieu du 5 au 21 août à Rio. Mises sur écoute, pressions sur les laboratoires et les sportifs, interventions d’agents secrets sous couverture afin de court-circuiter les instances de l’antidopage russe, échantillons détruits ou remplacés : même le cinéma n’a pas fait mieux. Jusque-là, Vladimir Poutine, qui a fait du sport un axe de politique intérieure, évoque des responsabilités individuelles et des pressions de pays occidentaux, alors même que son pays est frappé par des sanctions internationales.
Le Comité international olympique : «Le CIO a décidé d’étudier toutes les options légales [soit une exclusion collective de la Russie des JO, soit] le droit à la justice individuelle [des sportifs russes].»
Le Comité international olympique, mardi dans un communiqué
ParRamsès Kefi
Publié le 19/07/2016 à 19h31
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