Le célèbre alpiniste suisse Ueli Steck s’est tué dimanche, à 40 ans, dans le massif de l’Everest. Il évoluait en solo à plus de 6 500 mètres d’altitude sur le Nuptse, un satellite de l’Everest, sur une face située au-dessus de la voie normale d’ascension, lorsqu’il a dévissé pour des raisons inconnues. Surnommé «la machine suisse», Steck s’était fait connaître par ses ascensions express, en solo, de l’emblématique et monumentale face nord de l’Eiger, améliorant régulièrement ses chronos extraordinaires. Dans les Alpes, puis très vite dans l’Himalaya, il avait multiplié les records de vitesse, parfois encordé, souvent seul, par des itinéraires très techniques et enchaînant plusieurs sommets. Ses performances l’avaient placé parmi les meilleurs. Il était le symbole d’un alpinisme athlétique où le chrono occupe une place centrale. Charpentier de formation, il est devenu professionnel, vivant du sponsoring, de ses conférences et de ses livres. Sa com, très maîtrisée, était assurée par de solides agences. Mais ces dernières années, il avait perdu la confiance de ses pairs en l’absence de preuves concernant plusieurs de ses réalisations extraordinaires.
Disparition Ueli Steck, la «machine suisse» de l’alpinisme
Publié le 01/05/2017 à 19h56
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