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«Dans la lucarne»

Handball : quels sont les droits de la défense ?

Contacts, zone… Yérime Sylla, entraîneur du Cesson-Rennes MHB, explique les subtilités du règlement.

Espagne-Danemark à l'Euro de hand, en janvier 2018. (Photo Attila Kisbenedek. AFP)
Publié le 20/01/2018 à 12h00

Retrouvez dans la chronique «Dans la lucarne» les conseils de spécialistes pour mieux apprécier un événement sportif télévisé du week-end.

Les handballeurs français entrent dans le dur à l’Euro avec leur premier match du deuxième tour contre la Suède, samedi à 18h15. Un match visible en clair sur W9. Si tout le monde a un jour pratiqué le handball à l’occasion d’un cours d’EPS, c’est un tout autre sport que pratique l’élite. Un sport d’une intensité et d’une rudesse physique rares qui peut laisser le spectateur néophyte circonspect sur ce qui est «légal» ou pas, sur ce que l’arbitre doit siffler ou pas. Piqûre de rappel avec l’entraîneur du Cesson-Rennes MHB, Yérime Sylla.

«Contrairement au basket, on a le droit de s’interposer avec le corps. Mais si le défenseur touche ou attrape l’adversaire, il y a une faute qui entraîne un jet de neuf mètres en faveur de l’équipe attaquante. Elle conserve le ballon mais la faute a permis d’annihiler son attaque. Mais à partir du moment où l’attaquant déborde son vis-à-vis, toutes les fautes qui seront commises sur lui peuvent amener à une exclusion de deux minutes voire encore plus selon la violence de la faute. Il y a d’abord un avertissement et ensuite une exclusion. Cela peut aussi amener un jet de sept mètres, c’est-à-dire un penalty.»

Beaucoup plus fréquents qu'au football, ces «penaltys» peuvent être sifflés pour de multiples motifs: «Les défenseurs ne sont autorisés à défendre qu'en dehors de la zone, poursuit celui qui a remporté la Coupe de France en 2011. S'ils ont, ne serait-ce qu'un pied en zone, c'est automatiquement une faute qui entraîne un jet de sept mètres. En fonction de sa gravité, elle peut aussi causer une exclusion. Il y a également sept mètres si on annihile une occasion manifeste de but, c'est-à-dire lorsqu'un joueur est en l'air et s'apprête à tirer.»

«La gravité de la faute peut dépendre de l’endroit d’où elle a été commise. L’arbitre va également juger lui-même de la gravité de chaque faute en gardant à l’esprit que son rôle est de protéger les joueurs. S’il estime que leur capital santé est mis en danger, l’arbitre peut sanctionner de deux minutes, voire même une exclusion définitive, s’il s’agit d’une grosse faute au visage.»

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