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JO d’hiver: le short track est-il réservé aux fines lames ?

Le Sud-Coréen Hyojun Lim (premier plan) et le Néerlandais Sjinkie Knegt, samedi, à Pyeongchang. (Photo Aris Messinis. AFP)
Publié le 10/02/2018 à 12h41, mis à jour le 12/02/2018 à 11h30

Le mot dit déjà tout ou presque : piste courte, 111,12 mètres exactement. C’est la version nerveuse du patinage de vitesse, avec en plus le contact physique car il n’y a pas de couloirs tracés sur la piste. Originaire d’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), le short track requiert un effort très physique et très intense sur des distances courtes de 500, 1000 ou 1500 mètres ; les participants partent ensemble, élément qui rajoute du sel aux compétitions car stratégie et dextérité vont compter beaucoup pour le résultat final.

Les vitesses moyennes peuvent frôler les 60 km/ h. Le contact physique possible rend les course spectaculaires et imprévisibles : les sorties de piste avec un ou plusieurs athlètes patins en l’air sont en effet très répandues. Dans le programme du short track existent aussi les compétitions en relais : 3 000 mètres pour les femmes, 5 000 pour les hommes. Les compétitions sont organisées en tournois à élimination. Dans chaque course, il y a un minimum de 3 et un maximum de 9 athlètes.

Vu la grande possibilité de chutes et les longues lames des patins utilisés pour un maximum de stabilité, les athlètes ont un casque vissé sur la tête, des gants et des combinaisons qui résistent aux coupes. Toujours pour augmenter la stabilité et contrer la force centrifuge, les patineurs posent souvent la main intérieur sur glace. Les pays asiatiques, la Chine, le Japon et la Corée du Sud sont très affûtés dans cette spécialité autrefois dominée par le Canada. Le short track est sport olympique depuis les Jeux d’Albertville de 1992. En 1981, le premier championnat du monde officiel fut organisé à Meudon-la-Forêt.

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