Si un génie du marketing s'était penché sur le berceau des All Blacks, on n'est même pas sûr qu'il aurait songé à la Sainte Trinité des Néo-Zélandais : l'équipement noir, la fougère d'argent et le haka. Une sorte de perfection. En 2004, le haka, rituel séculaire, a pourtant failli disparaître quand Graham Henry a tout révolutionné dans l'équipe, comme le raconte Ian Borthwick dans son livre, All Blacks, au cœur de la magie noire (Hugo Sport, 2016). «C'est devenu un truc pour les sponsors et la télé», déplorait alors un joueur cadre. Finalement, les Blacks garderont le lien avec leur héritage. En novembre 2004, avant un match à Saint-Denis, Henry montrera aux joueurs des images des Français raillant le haka cinq ans plus tôt. Résultat, les Néo-Z exécuteront un Ka Maté (le plus connu des hakas) sauvage avant de coller une danse aux Bleus (6-45). Quelques mois plus tard, ils étrenneront un nouveau chant, aussi guerrier que spirituel, le Kapa o Pango.
K comme «Ka Maté»
Publié le 23/10/2019 à 20h01
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