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A Milan-Cortina 2026, des Jeux d’hiver vertueux sont-ils possibles ?

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L’olympiade italienne, qui s’ouvre officiellement ce vendredi 6 février, est présentée comme la plus respectueuse possible de l’environnement, grâce à l’utilisation de nombreux équipements déjà existants. Mais d’autres préoccupations subsistent.

L’arène de hockey sur glace Santagiulia de Milan avant les Jeux olympiques d’hiver de 2026. (Susana Vera/Reuters)
Publié aujourd'hui à 6h00

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De la vraie neige est tombée ces derniers jours à Cortina et dans les Alpes italiennes. Le paysage sera blanc, et ça a rassuré d’un coup tout le grand cirque olympique, qui se déploie à nouveau dans le massif, vingt ans après la dernière édition en Europe. Cette fois, point de compétitions à Turin comme en 2006. Les organisateurs ont privilégié un dossier conjoint Milan-Cortina d’Ampezzo, station touristique lovée à plus de 2000 m d’altitude, non loin du Tyrol autrichien, et déjà théâtre des olympiades hivernales de 1956. Une autre époque, lorsque les montagnes ne souffraient pas encore – ou très peu – du manque d’enneigement, n’étaient pas encore asphyxiées par l’économie grandissante autour du tourisme alpin, ni soumises aux appétits des promoteurs engagés dans une insatiable ruée vers l’or blanc.

Cette ère étant révolue, un Comité international olympique (CIO) soucieux d’adapter son gigantesque barnum sportif aux nouvelles contraintes environnementales a plébiscité la candidature italienne en 2019. Ces Jeux-là doivent être ceux de la nouvelle normalité. Des olympiades en tout cas vendues comme telles, annoncées vertueuses, respectueuses des fragiles paysages de montagne.

Pour réduire ces impacts sur la nature et limiter théoriquement l’addition à 5,2 milliards d’euros (3,5

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