Menu
Libération
Trophée

«C’est quelque chose dont je rêvais» : Charlie Dalin élu marin de l’année 2025

Le vainqueur du dernier Vendée Globe a reçu ce prix, décerné par la Fédération française de voile, «à l’unanimité des votes», une première dans l’histoire de cette distinction.

Le skipper Charlie Dalin aux Sables d'Olonne, le 14 janvier 2025. (Estelle Ruiz/Hans Lucas. AFP)
Publié le 16/12/2025 à 9h22

Un trophée de plus sur une étagère déjà bien remplie. Le navigateur Charlie Dalin, l’un des visages les plus connus de la course au large française, a été élu lundi 15 décembre à Paris «Marin de l’année 2025», après sa victoire étincelante l’hiver dernier sur le Vendée Globe.

«C’est une belle émotion, c’est quelque chose dont je rêvais depuis des années», a commenté après la cérémonie le Normand, qui a battu en janvier le record de la course de plus de 9 jours. Deuxième du Vendée Globe 2020-2021, Charlie Dalin a réussi à prendre sa revanche sur la course autour du monde en triomphant lors de sa deuxième tentative. En tête sur la grande majorité du parcours, il a bouclé son tour du monde en un peu plus de 64 jours - révélant quelques mois plus tard avoir réalisé cet exploit alors qu’il était atteint d’un cancer.

Une élection «à l’unanimité des votes», a précisé au moment de la remise du prix le président du jury, Tony Estanguet ; ce qui constitue une première dans l’histoire de cette distinction annuelle organisée par la Fédération française de voile. Quelques dizaines de minutes avant de recevoir son trophée, le marin de 41 ans était déjà monté une première fois sur la scène du Casino de Paris, sous les acclamations nourries d’un public bouleversé de revoir les images de sa victoire aux Sables-d’Olonne. «Je n’étais pas loin de verser une larme aussi, heureusement qu’il faisait noir dans la salle. C’est un très bon souvenir cette victoire, la récompense de six ans de travail», a-t-il souligné.

Vers le Rhum ?

Le marin, père d’un petit garçon de 10 ans, a dévoilé en octobre avoir navigué autour de la planète avec une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST), diagnostiquée à l’automne 2023, le forçant aujourd’hui à mettre sa carrière de marin entre parenthèses. «Ça me manque, les courses, les départs, cette euphorie, cette ébullition au départ comme aux arrivées. J’ai l’impression de revivre un petit peu ça ce soir. Ça fait du bien», a-t-il affirmé.

Toujours malade, il travaille actuellement à Lorient comme conseiller architecte naval, au sein de l’écurie Macif, et participe à la conception du prochain Imoca de l’équipe, qui sera barré par le Britannique Sam Goodchild. «Je travaille, je vais à la musculation plusieurs fois par semaine pour revenir rapidement, pour guérir. Je fais tout pour pouvoir revenir naviguer, sur nos beaux plans d’eau, sur nos beaux bateaux», a-t-il assuré.

Le marin de l’année se laisse encore la possibilité de participer à la Route du Rhum en 2026, «si [s]on état lui permet». «J’ai demandé à la Macif de donner ma réponse fin janvier. En ce moment ça va un petit peu mieux, mais il y a encore du boulot», a-t-il dit, précisant qu’il aimerait bien «être au départ», sans pouvoir «faire de pronostic à ce stade».

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique