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Libération
Le billet de Sabrina Champenois

Champions et citoyens : contre l’ICE, le courage des athlètes américains qui sortent des pistes balisées aux JO de Milan-Cortina

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Dimanche 8 février, les skieurs acrobatiques Christopher Lillis et Hunter Hess, et la skieuse Mikaela Shiffrin, n’ont pas éludé les questions politiques et déploré les tensions dans leur pays. En citoyens qui prennent leurs responsabilités.

Donald Trump et sa police de l'immigration dénoncés sur les murs de Milan, le 5 février 2026. (Daniele Mascolo/Reuters)
ParSabrina Champenois
envoyée spéciale à Bormio
Publié aujourd'hui à 10h49

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Le cliché : le sport serait une variété d’opium du peuple, une diversion du réel, et ses grands-messes, un moment de mise à la consigne des cerveaux. Comme si l’histoire ne regorgeait pas de moments où la géopolitique comme les enjeux de société s’invitent au stade, et d’instants où le stade fait écho au monde. Notamment aux Jeux olympiques.

Hitler aux Jeux de Berlin en 1936, l’Afrique du Sud expulsée de 1964 à 1992 pour cause d’apartheid, Tommie Smith et John Carlos le poing ganté de noir brandi sur le podium de ceux de Mexico en 1968, l’attentat de Septembre noir à Munich en 1972, l’édition de Moscou, en 1980, boycottée par les Etats-Unis et 64 délégations avec retour de boomerang contre celle Los Angeles en 1984, le judoka égyptien Islam El Shehaby qui refuse de serrer la main de son vainqueur, l’Israélien Or Sasson, en 2016 à

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