Une voiture roule à toute berzingue sur la route qui mène de Rabat à Tanger au Maroc. Elle est immatriculée en France, mais customisée aux couleurs du Sénégal. Des autocollants colorés et des néons qui clignotent. Au péage, un peu plus loin, des supporteurs des Lions de la Teranga, surnom de l’équipe sénégalaise, dansent entre les bus et les caisses stationnés. Une pause-café ambiancée. Une banlieusarde de Paris, Kadiatou, la trentaine environ, a fait le déplacement en famille – des frères, une sœur et des cousins. La commerciale ne s’attendait pas à «croiser autant de Sénégalais» au Maroc pour soutenir le pays. Les hommes de Pape Thiaw, le sélectionneur national, font flipper le continent tout entier. L’équipe est redoutée et classée parmi les favorites. Le Sénégal affronte le Mali, ce vendredi 9 janvier, en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Alassane, un long type, fin et prolixe, coupe la parole à sa cousine, Kadiatou. «En Afrique, de nombreuses équipes, comme le Cameroun, le Nigeria ou l’Egypte ont marqué une époque, dit-il en fixant le regard




