Et un de plus pour faire 174 : en égalisant du pied droit (2-2 à cet instant, 5-3 après prolongations en faveur du Real Madrid) après un délice de dribble du gauche derrière le pied d’appui pour s’ouvrir le chemin du but en demi-finale de la Supercoupe d’Espagne contre le Real Madrid à Riyad (Arabie Saoudite), l’attaquant des Bleus Antoine Griezmann est devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’Atlético Madrid. Une marque d’autant plus méritoire qu’il a perdu deux saisons (2019-2021) en s’égarant au FC Barcelone et qu’il lui a fallu renaître ensuite dans la capitale espagnole, que ce soit aux yeux des supporteurs (qui lui en voulaient à mort de son départ), de ses coéquipiers (qui ne l’ont pas attendu) et de son entraîneur Diego Simeone.
Les deux années perdues en Catalogne en disent cependant beaucoup sur le Mâconnais. Griezmann est un joueur qu’il faut savoir regarder, écouter et choyer. Faute de quoi, il existe moins, en tout cas pas aux altitudes où il évolue en continu depuis septembre. Un joueur d’évitement déjà, dont l’art consiste à ne pas rentrer dans les sacro-saints duels (il les perdrait) qui figurent l’alpha et l’oméga du football français. Et qui l’avait poussé à s’exiler en Espagne dès 14 ans, trouvant de l’autre côté des Pyr