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Le billet de Grégory Schneider

Boycott de la Russie : la Fifa, Gianni Infantino et le jeu de dupes

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Le président de la Fédération internationale de football vient de plaider pour la levée de la suspension de la Russie dans les compétitions internationales. L’instance au-dessus des passions des hommes, on connaissait. Mais la même se posant en seul garant des «liens ouverts» avec Moscou, c’est nouveau.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, à Milan, le 3 février 2026. (Guglielmo Mangiapane/Reuters)
Publié le 03/02/2026 à 17h30

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Gianni Infantino, n’avait jusqu’ici jamais plaidé pour l’exclusion de la Russie des compétitions internationales, effective depuis l’offensive de février 2022. Ni plaidé contre, d’ailleurs : il s’en fout. A un détail près, sans aucun rapport avec une logique morale voulant qu’en s’attaquant à l’intégrité territoriale de son voisin, la Russie détruise du même coup le foot ukrainien, des infrastructures aux conditions dans lesquelles évoluent les athlètes en passant par les ressources économiques allouées au sport et la mobilisation des sportifs et encadrants sur la ligne de front : les risques de boycott.

Et le spect

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