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Reportage

«Ça va nous aider à oublier nos soucis» : à Dakar, liesse et «effet de soupape» après la victoire du Sénégal à la CAN

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L’équipe nationale a décroché sa deuxième étoile à la Coupe d’Afrique des nations, dimanche 18 janvier, à l’issue d’un match rocambolesque et après deux heures d’ascenseur émotionnel. Dans la capitale, les Sénégalais ont célébré la victoire en attendant l’arrivée des Lions de la Teranga.

Les supporters ont célébré la victoire de l'équipe nationale dans les rues de la capitale. (Carmen Abd Ali /AFP)
ParAgnès Faivre
correspondante à Dakar (Sénégal)
Publié le 19/01/2026 à 10h01

Un sexagénaire bien mis sort sur le pas de sa porte. «Bravo le Sénégal !» salue-t-il poliment dans la nuit, au milieu d’une ruelle sablonneuse déserte. Deux minutes plus tard, un jeune homme la traverse en sprint. Il hurle et lance des feux d’artifice. «Bam, bam, bam !» Puis déboule un motard qui pile au coin de la rue, donne une accolade au vendeur de légumes, repart à toute berzingue. Et enfin affluent des adolescents, des familles, à pied, ainsi que des voitures qui tentent de contourner les voies goudronnées saturées. Sifflets, vuvuzelas, klaxons, euphorie : le Sénégal vient de remporter la Coupe d’Afrique des nations (CAN), dimanche 18 janvier, et la fan-zone du monument de la renaissance africaine de Dakar déverse ses centaines de supporters.

Une soirée électrique de bout en bout. Plus de deux heures se sont écoulées entre le coup d’envoi de la finale opposant le Maroc au Sénégal au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, au Maroc, et le sacre des Lions (1-0). Deux heures d’ascenseur émotionnel entre frissons, extase, déception, frustration, anxiété. Et au bout, «la joie», répète Abderahmane. Fines lunettes et chemise à carreaux, cet employé dans une petite épicerie est venu d’une banlieue est pour suivre la finale. «C’était extraordinaire, dit-il, timide.

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