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CAN : après Algérie-Congo, Amoura chambre mais Lumumba triomphe dans les mémoires

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Après la victoire des Fennecs en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations, l’attaquant algérien s’est moqué d’un supporteur devenu culte par sa posture immobile en hommage à la figure de l’indépendance congolaise. Mais à la fin, c’est le souvenir de Patrice Lumumba qui remporte le match.

Michel Kuka Mboladinga mime Patrice Lumumba lors du match de 8e de finale de la Coupe d'Afrique des nations entre la république démocratique du Congo et l'Algérie, le 6 janvier 2026 à Rabat, au Maroc. (Gabriel Bouys/AFP)
Publié le 07/01/2026 à 16h31

Même après la victoire, mardi 6 décembre, de l’Algérie 1-0 face au Congo en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), c’est un geste dans les tribunes qui a capté l’attention et qui mérite d’être souligné. Michel Kuka Mboladinga, supporteur congolais, est une nouvelle fois resté debout tout le match, immobile, le bras droit levé, inspiré de la statue de Patrice Lumumba à Kinshasa. Lorsque l’attaquant algérien Mohamed Amoura est venu l’imiter pour le chambrer avant de se jeter au sol pour célébrer le succès de son équipe, l’intention provocatrice a éclipsé, chez beaucoup, le sens profond du geste. Et pourtant, si Amoura voulait faire de l’esbroufe, le vrai message a triomphé : c’est Lumumba qui, une fois encore, est mis en lumière.

Pendant 438 minutes cumulées sur toute la compétition — temps réglementaire, prolongations et attente comprise — Michel Kuka Mboladinga est resté debout, immobile, le bras droit levé. Une posture inspirée de la statue de Patrice Lumumba à Kinshasa. A travers ce geste, il rendait hommage au premier Premier ministre du Congo indépendant, figure majeure du panafricanisme, assassiné le 17 janvier 1961 avec l’implication de l’ancienne puissance coloniale belge, dans un contexte de fortes pressions internationales. Ses performances lui ont valu une belle visibilité médiatique depuis le début de la CAN.

Figure anticoloniale

Interrogé par la Société nationale de radiodiffusion et de télévision marocaine, Michel Kuka Mboladinga explique avoir adopté cette postur

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