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Libération
Reportage

«Ce qu’il s’est passé, c’est du gâteau» : après les échauffourées à l’OGC Nice, des ultras entre revendication et banalisation

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Au lendemain de la défaite du club contre Lorient, «Libération» a rencontré plusieurs supporteurs du club niçois, dont l’un était du groupe ayant insulté et chahuté les joueurs à leur retour, dans la nuit de dimanche.

Quelques centaines de supporteurs de l'OGC Nice attendaient le bus du club au centre d'entraînement le 30 novembre, après une défaite à Lorient. (Maxime Bacquié/Radio France. Maxppp)
ParMathilde Frénois
correspondante à Nice
Publié le 03/12/2025 à 11h37

Dimanche, la soirée de Richard a commencé «devant la télé» avec des copains et s’est terminée «au bus» avec 200 supporteurs. Cet ultra a participé au comité d’accueil des joueurs de l’OGC Nice, après leur défaite contre Lorient, la sixième de rang. «Pas avec des fleurs et des Mon Chéri» mais plutôt avec «des bousculades» et «des chants», fanfaronne ce grand gaillard. L’idée, c’était de faire la leçon aux Aiglons. Le coup de pression s’est transformé en séance d’humiliation. Deux joueurs ont déposé plainte pour violences aggravées, et auraient reçu des arrêts de travail, selon l’AFP. Deux jours après, Richard débriefe dans un Loto-PMU-Presse du quartier Saint-Roch de Nice. Lui est parieur hippique et abonné à la tribune Populaire Sud. Un deuxième client est amateur de jeux à gratter et ancien agent de la sécurité du stade. Le patron est derrière le comptoir et supporteur de l’OGC Nice.

«On était dégoûtés» : c’est ce sentiment qui a poussé Richard à rejoindre «tout le monde au rendez-vous» devant le centre d’entraînement. Au pied du bus, il dit avoir lancé des <

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