D’un côté, le PSG, champion d’Europe en titre, son équipe clinquante, son Ballon d’or Ousmane Dembélé, son histoire faite de gloires et de dépits depuis la présidence de Daniel Hechter dans les années 70 jusqu’à ses actuels propriétaires qataris. De l’autre, le Paris FC. Une identité difficile à définir, un passé mal connu, une vitrine à trophées encore vide. Si, géométriquement, le derby qui se dispute dimanche soir au Parc des princes bat le record mondial de la plus courte distance entre deux clubs d’une même ville (44 mètres seulement séparent l’antre du PSG du stade Jean-Bouin qui accueille le PFC) l’écart de notoriété entre les deux équipes parisiennes reste immense.
Le Paris FC pour beaucoup d’amateurs de foot ? L’autre club de la capitale, rien de plus. Un quasi-anonymat qui a peut-être bien fait partie des paramètres qui ont convaincu Bernard Arnault, le milliardaire PDG de LVMH, et surtout ses fils, Antoine Arnault en tête, de racheter l’équipe il y a plus d’un an. Pour en faire quoi ? Un futur prétendant aux compétitions européennes ? Une nouvelle maison de leur empire du luxe ? Un simple cadeau du père pour réconcilier ses enfants ? En réalité, un peu tout cela à la fois.
Accélérer la mutation
Retour en arrière : à l’automne 2024, après avoir étudié les cas de Reims ou Bordeaux, c’est sur le Paris FC, alors en Ligue 2, que la famille Arnault annonce avoir jeté son dévolu via son holding Agache Sport. Les négociations avec le président, Pierre Ferracci, sont menées par les héritiers Anto




