Une dernière touche étrange. Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des nations, dimanche soir à Rabat, en foudroyant le Maroc (1-0) après une fin de match zinzin. Des larmes, des cris de joie et des polémiques. Un continent tout entier (diaspora comprise) à cran. La Coupe d’Afrique dépasse de très loin les terrains de foot. Elle raconte un tas de trucs sur soi et ses origines. Elle est parfois le seul lien entre un enfant d’immigré et le pays de ses parents. Elle est drôle aussi, pas la peine de se rendre sur place pour le comprendre. Il suffit de se poser dans un café diffusant la compétition, à Paris ou ailleurs, et de tendre l’oreille.
Un nationalisme charrieur ; des barres de rires à foison. Chacun met en avant son pays, ses habitudes et descend celles du voisin. Les joueurs et le jeu sont presque secondaires dans le décor. La nostalgie a également sa place. Des conteurs replongent dans les éditions du passé diffusées sur la parabole, le genre de gars capables de décrire dans le détail un but du Zimbabwe ou de la Guinée équatoriale.
La température a changé au fil de la compétition
Durant un mois, la 35e CAN a d’abord été marquée par la joie et le chambrage. Un samedi, à Tanger, de




