Depuis le 21 juin, Christoph Baumgartner est officiellement un héros en Autriche. D’un coup de semelle malicieux glissé à la retombée d’un corner de David Alaba, à la 21e minute du troisième match de poules contre l’Ukraine, le tout jeune milieu offensif, 21 ans, a offert à son pays la première qualification de son histoire pour les huitièmes de finale de l’Euro (1-0).
Et à écouter l’intéressé à l’issue du match, le triomphe valait bien le bon gros mal de crâne qu’il traîne depuis. En dix minutes, Baumgartner est passé de héros à (presque) KO, sonné par un choc tête contre tête avec celle du défenseur ukrainien Ilya Zabarnyi. Il reprend un temps la partie, ressent «de plus en plus de pression sur la tête au fil des minutes», selon ses déclarations à la télévision autrichienne ORF. Avant d’être remplacé quelques minutes plus tard. «Il va bien. Il avait la tête qui tournait et il valait mieux qu’il sorte», tempérera vite le sélectionneur allemand de l’équipe, Franco Foda, devant la presse. Histoire de soulager la foule rouge et blanche derrière son poste de télé, inquiète à l’idée de se passer de son prodige pour le match contre le pays de Galles.
Débuts catastrophiques
Dire que si l’Euro s’était tenu comme convenu en 2020, rien de tout cela ne serait arrivé. Un an plus tôt, «Baumi» n’avait encore jamais porté le maillot de la sélection autrichienne. Sa première cape n’intervient qu’en septembre, à l’occasion d’une rencontre de Ligue des nations remportée face à la Norvège (2-1).
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